jeudi 28 août 2008

Je n'aime pas énormément la psychanalyse, et tout ce qui ressemble à de l'interprétation frustrée et forcée des événements.
Ceci est mon dernier message sur ce blog, même si j'ai -au fond- énormément besoin d'un lieu où dire ce que j'ai envie de dire, d'un endroit où raconter ma vie, comme pour espérer qu'elle ait une valeur. Je pense au fond que tous les gens qui ont un blog veulent cette même chose : montrer que leur vie, dans sa cohérence, se développe avec valeur et sens. J'ai toujours eu besoin de cela : je voulais que tout ce qui se passe dans ma vie puisse objectivement valoir le coup. J'ai toujours voulu que mes valeurs soient des valeurs respectables. Et elles n'acquièrent ce respect qu'en débordant de la simple vie vécue : il faut la sortir du contexte, et la réinstaller dans un autre contexte (le blog), la décorer pour draguer les lecteurs, la dépecer parfois même, mentir dans les situations extrèmes.

On garde un même rythme, une même façon d'en parler jusqu'au jour où l'on se rend compte que la vie telle qu'on la suit ne fait plus assez sens, qu'elle ne correspond plus à des valeurs qu'on forge mentalement, à des choix qu'on fait, d'autres qu'on assume, d'autres enfin qu'on fuit.

Il y a trois ans, j'avais tout envoyé balader. Je n'en pouvais plus de vivre ma vie telle qu'elle l'était, j'étais enfoncé dans des rôles. Incapable de m'en désembourber. J'avais craché sur mes idoles, avais renvoyé la nostalgie au rang de tare, flingué tout ce(ux) que j'avais aimé(s). J'avais eu un mal de chien à faire tout cela, mais ce que j'avais en tête correspondait enfin aux faits.

J'ai vécu deux ans géniaux, parce que j'ai grandi et que j'ai reconstruit des choses en cohérence.
Un an enfin où j'ai l'impression d'avoir stagné et de m'être enfoncé jusqu'au cou dans des mensonges contradictoires.

J'ai, je crois, l'énorme défaut d'avoir besoin d'être entouré à l'excès. L'énorme défaut de jouer au brave type avec n'importe qui. L'énorme défaut de collectionner avec fierté les contacts. Je n'ai jamais été mû par un quelconque intérêt : seulement celui de me sentir apprécié. C'était une façon "non-bloguienne" de vérifier la valeur de ma vie : être apprécié était une preuve fiable et rassurante d'avoir une vie-qui-vaut-le-coup-(coût ?).

Je dois encore fonctionner sous ce régime puisque que je me sens obligé d'écrire ici pour que "cette nouvelle petite fin" ait une valeur aux yeux des gens qui lisent ce blog. Mais c'est la dernière fois (je l'espère) : je me suis rendu compte que j'ai fait beaucoup trop de mal à certaines personnes, que je m'en suis parfois fait beaucoup à moi-même, que j'ai menti à certaines personnes, que je n'ai pas su retenir des gens en qui j'avais vraiment confiance, et des gens qui m'appréciaient avec sincérité. Que j'ai blessé des gens qui devaient normalement être davantage qu'un simple onglet sur MSN.

Je crois que j'ai tout dit. C'est la fin d'une longue partie de ma vie. J'espère pouvoir tenir mes promesses. Et j'espère que personne ne devra en juger, que ma vie prendra sens pour moi seul et pour quelques personnes qui doivent être privilégiées.

Je dois dés-apprendre la vanité.

Je ne vais pas me montrer désagréable. Juste prendre du recul avec beaucoup de choses, prendre une distance avec quelques autres, et laisser définitivement le reste de côté.

lundi 25 août 2008

Ma future cabane en Suède

Je trouve que 4 mois de vacances, ça commence à faire beaucoup. Le temps est pourri, et je ne peux pas trop sortir car j'ai des obligations de merde à assurer : la CAF, le CROUS, Ikéa, et autres petites sournoiseries qui vous font ne pas dormir la nuit.
Voici le plan de ma future cabane au bord d'un fjord en Suède (je dis cabane parce que j'ai décidé d'habiter en France plus tard [à Paris je pense]). En orange, ce sera un mètre plus bas, ce seront les WC, le bureau, la chambre et la cuisine. En marron, des passages de rangement. En vert kaki au milieu, mon salon. Je ne sais pas quelles seront les dimensions mais j'engage déjà des gens pour venir m'aider à construire ça, disons d'ici 20 ans. Ca sera en bois, avec des coquilles de moule en guise d'isolation pour le sol, avec un toit plat où l'eau ne s'écoule pas (mais ça pourrira pas, grâce au soleil).
Quant au lieu, le voici : Halmstad (ou les environs).



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dimanche 24 août 2008

Le fameux taureau à plumes de Fionie